
Godard nous parlait de Juliette et de ses activités clandestines que la morale réprouve. Godard nous parlait de Paris et de ses banlieues nouvelles, flambant neuves. Godard nous parlait de la société de consommation naissante et sans le savoir, des Trente glorieuses finissantes. Et du pouvoir d'achat, déjà... Godard nous parlait du gaullisme et du capitalisme d'État.
Dimanche à la Conférence nationale du Mouvement démocrate, j'ai été frappé par la voix tremblante de Michel Camdessus, expert incontesté du monde de la finance. Deux ou tois choses que je sais d'elle : l'expert interrogeait la crise avec une humilité troublante et tranchante, tout à son honneur.
Cette crise dont les commentateurs et les scribouillards nous assènent de toutes leurs certitudes. Le yoyo des bourses, est-il logique ou inexplicable ? Le financement des projets d'entreprises, sont-ils suspendus à la logique économique ou au bon vouloir du Prince et de ses centaines de milliards d'euros ?
Et toutes ces créances toxiques, pourries et « merdeuses »... Disparues ? Envolées ? Évaporées ? Diluées ? Ou quoi d'autre ?
Moi, je ne comprends pas. Je n'y comprends rien, plus rien. Trop de questions sans réponse. Alors les maigres certitudes de Michel Camdessus, je les ai bues comme du petit lait. Ça vaut mieux que les anathèmes contre le capitalisme de notre cher Président (humour :)
À l'occasion, dites à François Bayrou que le capitalisme ne se réduit pas à celui des Yankee. De l'autre côté du Rhin, il existe un capitalisme à visage humain – les experts de la trempe de Michel Camdessus parlent de capitalisme rhénan.
À bon entendeur, salut.
Deux ou trois choses mises à part...
PS : j'ai bien failli titrer mon billet " À quoi sert la Conférence nationale ??? " mais grâce à Michel Camdessus, vous et moi avons échappé à ce titre polémique... Ouf ! Merci à lui :o)
« Allons vers une Europe de la responsabilité,
vers une Europe de la solidarité et
de la citoyenneté mondiale »
Michel Camdessus,
26 octobre 2008
vers une Europe de la solidarité et
de la citoyenneté mondiale »
Michel Camdessus,
26 octobre 2008