samedi 30 août 2008

Assises européennes de l'innovation : Claude Allègre, en pompier de service

Vous souvenez-vous de la stratégie de Lisbonne ou « agenda de Lisbonne », comme disent les professionnels de la politique, pour faire sérieux ?

C'était au temps de notre dernière cohabitation, en 2000 tout rond – c'est si joli, trois zéros... Jacques Chirac et Lionel Jospin participaient au Conseil européen de Lisbonne et nous promettaient de faire de l'Union européenne, l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde d'ici à 2010 (sic) ...

Une vraie mascarade de Lisbonne, plutôt. S'il faut trouver un terme exact, c'est bien celui-là. L'exploit de communication d'un Président de la République UMP et d'un Premier ministre PS décidant d'un commun accord, de rouler la France entière et au delà, l'Europe entière dans la farine.

Huit ans après, qu'en est-il de l'agenda de Lisbonne ? Rien ou presque : le néant.

Nous sommes en août 2008, soit à 15 mois de l'échéance prévue. Celle qui (rappelez-vous) voulait faire de l'Union européenne, l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde — on ne rit pas.

À un an de cette échéance, Nicolas Sarkozy a eu la lumineuse idée de nommer avant-hier Claude Allègre, pompier de service.

Nouvel exploit de com ?

« — Cher Claude Allègre, tu sais toute l'estime que je te porte (là, on ne rit pas, c'est du sérieux) alors j'espère que ta nomination divine te permettra de réaliser en quelques mois ce que tous les autres n'ont pas été fichu de réaliser en 10 ans. »

Que la Force soit avec toi !

Post Scriptum : Mille excuses aux blogueurs de l'Université d'été du MEDEF. Je promets de poster mes notes en retard dès demain matin, à l'heure de la messe.

Que voulez-vous, j'ai un bac à sable à surveiller, celui des élections internes du MoDem 67 et quelques interviews à donner, sur France 3 Alsace notamment, dont je vous donnerai des nouvelles d'ici peu.

Au fait, Quoi de neuf ?
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3 commentaires:

  1. Sans rentrer dans la polémique, je souhaite juste attirer votre attention sur le dynamisme en région de l'innovation (est ce une des conséquences de ce traité?). En alsace nous avons le CEEI Alsace qui toute l'année accompagne les entrepreneurs innovants. Et c'est l'occasion une fois par an de les rassembler lors d'une manifestation, "le festival des entrepreneurs innovants", et cette année le tout a été filmé, un petit aperçu de l'innovation en alsace dans la vidéo http://tinyurl.com/6mby6s ou à l'adresse suivante: http://fr.youtube.com/watch?v=Y23zQo7kqzk

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  2. Cher anonyme,

    Quel dommage de ne pas mieux vous connaître !

    Je connais très bien le CEEI Alsace (centre européen d'entreprise et d'innovation pour les néophytes) et je préfère comme vous, ne rentrer dans aucune polémique ;-)

    Comme créateur d'entreprise et comme inventeur, je dois vous dire que l'empilement des structures d'accompagnement crée une grande dilution de rôles et de responsabilités : le CEEI, l'ARI (agence régionale de l'innovation), les services des chambres consulaires (CCI, CRCI), etc. J'en passe...

    Un peu de rationalisation là-dedans, ça ne ferait pas de mal, qu'en dites-vous ? Je vous donne mon point de vue : celui d'un créateur d'entreprise qui se perd dans ce dédale de structure où tout le monde veut s'occuper de tout et où personne n'est responsable de rien...

    Il me semble même qu'un récent rapport de l'OCDE a épinglé toute cette gabegie de dillution de moyens ? En avez-vous entendu parler ? C'est Adrien Zeller qui me l'a signalé, la dernière fois...

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  3. Christophe de blueboatlundi, 01 septembre, 2008

    Tout d'abord je m'excuse pour ce manque de transparence sur mon identité, je suis allé un peu vite. Je suis également créateur d'une entreprise et suis passé par le Ceei Alsace avec qui je continue d'avoir des contacts fréquents, ce qui explique mon post.
    Je ne peux être que d'accord avec vous sur l'opacité du système d'aide aux créateurs d'entreprises. Mais c'est pour ça que je mets en avant le ceei car c'est pour moi un véritable point d'entrée qui peut ensuite orienter vers la bonne institution. J'en parl d'autant mieux que grâce à eux j'ai pu être reconnu entrepreneur innovant, alors que sans le ceei, je ne pense pas que j'aurai engagé les démarches.
    Je suis un fervent défenseur, tout comme vous apparement, d'une point d'entrée unique.

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