samedi 4 décembre 2010

Stupeur à Cancun : le Protocole de Kyoto volera-t-il en éclat ?


CANCUN décembre 2010
:

Ottawa et Tokyo porteront-elles le coup de grâce au protocole de Kyoto ?

Avec le protocole de Kyoto signé le 11 décembre 1997, les pays développés reconnaissaient leur responsabilité historique dans l'augmentation des gaz à effet de serre observée depuis plus d'un siècle -- à l'exception notable des États-Unis, non signataires.

La clé d'un accord international sur le climat réside à l'évidence dans l'équilibre de l'effort entre les pays (déjà) développés, les pays émergents et les pays en voie de développement.

Dès lors, j'interprète Copenhague non pas comme un fiasco comme il est souvent dit, mais plutôt comme un acquis politique essentiel pour l'avenir : les pays émergents sont montés sur la table et ont décidé de ne pas -- de ne plus -- se laisser manipuler par les pays développés.

Le relatif échec de Copenhague était donc pour moi (et contrairement à d'autres) un gage pour les succès à venir, chaque partenaire étant considéré dans son histoire industrielle, USA mises à part, aussi bien que respecté dans son potentiel de développement futur.

La remise en cause du protocole de Kyoto serait donc une terrible nouvelle pour les émissions de gaz à effet de serre.

Si les pays développés devaient renier ou ne pas reconduire cet accord, ils ruineraient instantanément tout effort de modération de la part des pays émergents ou en développement.

Sur le plan international comme sur le plan intérieur, il n'existe aucun espoir de progrès sans justice, sans une répartition équitable des efforts pour sauvegarder nos intérêts communs.

Espérons que le Canada et le Japon sauront se ressaisir.

Ci-dessous, archives INA de décembre 1997 sur Kyoto :




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